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Les poèmes symphoniques de Respighi figurent parmi les pages les plus célèbres du répertoire symphonique italien. Le Filarmonica della Scala, qui les a interprétés par le passé avec Gianandrea Gavazzeni, Lorin Maazel, Riccardo Muti, et Riccardo Chailly, y est fortement attaché.
Après avoir disparus du répertoire de l’orchestre durant plusieurs saisons, les poèmes symphoniques reviennent, dirigés par le grand chef Georges Prêtre qui, depuis 1982 a été fréquemment invité au prestigieux Teatro alla Scala, et a contribué à bâtir la réputation de ce dernier. Juste avant le concert et en signe de gratitude pour le travail qu’il a accompli auprès de l’orchestre, Georges Prêtre se verra remettre le titre de Membre Honorifique de l’Orchestra Filarmonica della Scala.
En direct du Teatro alla Scala et sur www.medici.tv le Lundi 28 février 2011 à 20h
Les deux concerts sont visibles ici.
Samedi 29 janvier dernier, Douglas Boyd, directeur musical du Manchester Camerata, a dirigé la Symphonie n°9 de Ludwig van Beethoven, l’une des plus monumentales et des plus célèbres du répertoire occidental. Le quatrième mouvement, magnifique, pure innovation dans la musique symphonique, sera interprété par le Chœur du City of Birmingham Symphony Orchestra, avec les solistes Rebecca von Lipinsky, Anna Grevelius, Peter Wedd, et Roderick Williams.
- Site officiel du Manchester camerata
- Vous pourrez retrouver ce concert en différé sur medici.tv
Le Quatuor Borodine interprète Chostakovitch les 8 et 9 janvier 2011 à la Cité de la musique
Dimitri Chostakovitch a trente-deux ans lorsqu’il entreprend, en 1938, d’écrire son premier quatuor à cordes. En pleine période des grandes purges, alors que le compositeur vient de faire amende honorable avec une Cinquième Symphonie qu’il présenta lui-même comme « un effort en direction de l’intelligibilité et de la simplicité », son quatuor, sorte de divertissement à la Joseph Haydn, frappe par sa facture classique. Le Troisième Quatuor date quant à lui de 1946, juste après la guerre, tandis que le septième fut écrit en 1960, l’année où le compositeur, déjà malade et affaibli, se laissa convaincre d’adhérer au Parti communiste, sous le règne pourtant plus clément de Khrouchtchev.
Programme musical
Samedi 8 janvier – 20h
Quatuor à cordes n°1
Quatuor à cordes n°3
Quatuor à cordes n°7
Dimanche 9 janvier – 16h30
Quatuor à cordes n°4
Quatuor à cordes n°11
Quatuor à cordes n°12
Quatuor Borodine
Ruben Aharonian, violon
Andrei Abramenkov, violon
Igor Naidin, alto
Vladimir Balshin, violoncelle
- Retrouvez ces concerts en direct sur medici.tv et sur citedelamusiquelive.fr
- >Visitez le site officiel du Quatuor Borodine.
Avec :
Chamber Orchestra of Europe
Vladimir Jurowski, direction
Joshua Bell, violon
- Toutes les informations sur le concert ici !
- Site officiel de la Cité de la Musique
- Site officiel de Joshua Bell
- Site officiel du Chamber Orchestra of Europe

Comme chaque année, le concert du Prix Nobel 2010 fait appel à un virtuose international pour jouer comme soliste auprès du Royal Stockholm Philharmonic Orchestra. Cette fois-ci, c’est le violoniste américain Joshua Bell qui sera l’invité d’honneur de ce gala. Il jouera le célèbre Concerto pour violon en ré majeur, op. 35 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, œuvre qu’il connait bien pour l’avoir enregistrée dans un magnifique disque sorti sur le label Decca en 2005, puis magistralement interprétée lors de ses nombreuses tournées.
Sakari Oramo, directeur musical de l’orchestre, dirigera ce concert qui s’achèvera par la Symphonie n°5 de Jean Sibelius.
Le concert sera retransmis gratuitement dès le 9 décembre 2010 sur www.medici.tv. Pour le visionner, suivez ce lien.
Célèbre depuis sa victoire aux concours Sibelius en 1985 et Paganini en 1988, Leonidas Kavakos est un musicien d’origine grecque, violoniste et artiste d’une qualité rare, reconnu pour sa virtuosité, sa fraternité musicale et son intégrité.
Ses interprétations sont toujours justes, lumineuses et sans excès : à ne pas manquer donc dans le second concerto de Béla Bartók qui demande flexibilité, justesse impeccable, grand son pour « triompher » de l’orchestre qui sera mené de main de maître par Charles Dutoit.
Et surtout une occasion de d’écouter LE « FALMOUTH », UN STRADIVARIUS DE 1692
Instrument rare et précieux, fabriqué en Italie par Antonio Stradivari à Crémone en 1692. Le « Falmouth » a été fabriqué alors que Stradivari, âgé de quarante-huit ans, avait déjà dépassé ses prédécesseurs et ses contemporains. Les émissaires des princes et des rois se pressent désormais dans son atelier pour y passer commande. Pour le prince Ferdinand de Médicis, Stradivari fabrique un quintette orné de nacres représentant les armoiries du grand-duc de Toscane ; pour James II, roi d’Angleterre, il fait un quatuor ; pour le roi d’Espagne, il en fabrique un autre.
En 1690, Stradivari s’éloigne des préceptes de son mentor et professeur Nicolo Amati et invente une nouvelle forme de violon, qu’il décline ensuite en alto et violoncelle. Plus étroite et allongée, elle diffère nettement des canons de la lutherie façonnés par trois générations d’Amati et qui ont jusqu’alors prévalu à Crémone. Tous les instruments construits sur ce nouveau modèle sont fabriqués avec une incroyable maîtrise doublée d’un grand sens du détail, SA marque de fabrique. Révolutionnaire pour l’époque, ce modèle qui sera appelé » longuet » par les luthiers français du XIXe siècle, sera abandonné en 1698. Continuant ses recherches Stradivari reviendra à des violons plus courts, plus larges et plus plats, qui caractériseront les années 1710-1720, celles de sa période d’or. Le grand nombre d’instruments fabriqués sur le modèle longuet témoigne de la prospérité de la casa Stradivari dans les années 1690-1698, et le Falmouth en fait partie.






