L’illustration du Livre de Job par Vaughan Williams

1931. Le Vic-Wells Ballet crée à Londres le ballet chorégraphié par Ninette de Valois, inspiré par le « livre le plus difficile de l’Ancien Testament », le Livre de Job.
Job, berger du pays d’Uts, est un fidèle serviteur de Dieu. Lorsque l’Éternel vante ses mérites à Satan, celui-ci lui rétorque que Job peut bien être pieux puisque Dieu le protège et lui a prodigué de grands troupeaux, ainsi que de nombreux enfants. Au cours de ce dialogue cosmique, on décide qu’en guise de mise à l’épreuve, le Malin pourra tout reprendre à Job, et l’affliger de tous les maux – à condition de lui laisser la vie sauve. Job se trouve privé de tout ce qu’il possède, avant d’être contaminé par une grave maladie. Totalement démuni, il maudit le jour de sa naissance, et s’insurge contre l’iniquité de Dieu, qui a puni un cœur pur, un homme vierge de tout péché. Éliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama, amis de Job, tentent de lui faire entendre que la justice divine a raison contre celle des hommes, et que c’est une folie que de vouloir justifier ses actes devant l’Éternel. Mais Job ne cède pas : il ne renie pas Dieu (comme l’avait espéré Satan), mais continue d’appeler injustes les maux qu’il lui a fait subir, et réclame de pouvoir s’expliquer. Au terme de longs dialogues, au cours desquels Job prouve son courage et sa foi, Dieu intervient et condamne les discours d’Éliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama. Au contraire, il récompense la droiture et la pureté de Job :
« Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Éternel plus de bénédictions qu’il n’en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de boeufs, et mille ânesses. / Il eut sept fils et trois filles / [...] Et Job mourut âgé et rassasié de jours. » (Livre de Job, Chapitre XLII, 12-17)
Le ballet de Ninette de Valois est mis en musique par Vaughan Williams, qui dédiera plus tard l’œuvre à son ami le chef d’orchestre Adrian Boult. Vous pouvez dès aujourd’hui observer Sir Adrian Boult diriger le London Philharmonic Orchestra dans cette œuvre, à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur.



